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Oeuf à la rose


Ce bel œuf de poule dessiné par mon épouse il y a bien des années s'est comme patiné. L'altération des couleurs due au temps, lui donne un air vintage des plus plaisants.


Mignonne, allons voir si la rose...

Mignonne, allons voir si la rose
Qui ce matin avait déclose
Sa robe de pourpre au soleil,
A point perdu cette vesprée
Les plis de sa robe pourprée,
Et son teint au vôtre pareil.
Pierre de Ronsard 1524 - 1585


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Oeu'tocie


Eutocie = accouchement normal

La leçon de choses

Raymond Queneau 1903 - 1976

Ombre et lumière sur un oeuf de poule

Venez, poussins,
Asseyez-vous
Je vais vous instruire sur l’œuf
Dont tous vous venez, poussins.
L’œuf est rond
Mais pas tout à fait
Il serait plutôt ovoïde
Avec une carapace
Et vous en venez tous, poussins.
Il est blanc
Pour votre race
Crème ou même orangé
Avec parfois collé
Un brin de paille
Mais ça,
C'est un supplément.
A l'intérieur, il y a...
Mais pour y voir
Faut le casser
Et alors d'où, vous poussins, sortirez ?

Oeufs de Pâques

Oeufs de Pâques

Oeufs en chocolat moulés dans des coquilles vides d’œufs de poule.

Voici venir Pâques fleuries,
Et devant les confiseries
Les petits vagabonds s'arrêtent, envieux.
Ils lèchent leurs lèvres de rose
Tout en contemplant quelque chose
Qui met de la flamme à leurs yeux.

Leurs regards avides attaquent
Les magnifiques œufs de Pâques
Qui trônent, orgueilleux, dans les grands magasins,
Magnifiques, fermes et lisses,
Et que regardent en coulisse
Les poissons d'avril, leurs voisins.

Les uns sont blancs comme la neige.
Des copeaux soyeux les protègent.
Leurs flancs sont faits de sucre. Et l'on voit, à côté,
D'autres, montrant sur leurs flancs sombre
De chocolat brillant dans l'ombre,
De tout petits anges sculptés.

Les uns sont petits et graciles,
Il semble qu'il serait facile
D'en croquer plus d'un à la fois ;
Et d'autres, prenant bien leurs aises,
Unis, simples, pansus, obèses,
S'étalent comme des bourgeois.

Tous sont noués de faveurs roses.
On sent que mille bonnes choses
Logent dans leurs flancs spacieux.
L'estomac et la poche vides,
Les pauvres petits, l’œil avide,
Semblent les savourer des yeux.

Marcel Pagnol 1895 - 1974

L'oeuf dur (e)


En son temps, Alphonse de Lamartine (1790 - 1869) écrivait dans ses méditations poétiques :

<< Ô temps ! suspends ton vol, et vous heures propices !
 Suspendez votre cours :
 Laissez-nous savourer les rapides délices
 Des plus beaux de nos jours ! >>


Plus prosaïquement, notre ami Ted Doeuf pondit ceci :

<< Le temps passe, mais l’œuf dur (e) ! >>